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La pensée sauvage éditions
RDM - Recherches en Didactique des Mathématiques

Résumés - RDM Vol. 12/2.3
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François Conne

Savoir et connaissance dans la perspective de la transposition didactique


Résumé

Ayant montré dans ma thèse que les élèves pouvaient être agents dans le processus de transposition didactique (par le jeu des régulations en classe), il devenait important de bien comprendre les relations entre le cognitif et le didactique. Je pense que c’est au niveau du concept de situation que réside la jonction. En 1942, H. Wallon écrivait déjà : « L’objet de la psychologie peut être, au lieu de l’individu, une situation ». Mais prendre en compte en plus du sujet la situation, nous oblige à définir leurs rapports. Cet objet particulier qu’est la connaissance relève bien entendu d’une interaction entre un sujet et une situation. Selon J. Piaget, c’est l’activité du sujet qui est au centre de cette interaction, puisque c’est par elle que se structure la situation. Pourtant une situation peut induire et canaliser la connaissance d’un sujet, et c’est bien sur cette propriété que repose tout enseignement. La perspective psychologique n’apporte donc pas une réponse suffisante pour qui s’intéresse aux problèmes didactiques. C’est pourquoi je propose que l’on distingue le cas où le contrôle de la relation sujet/situation se trouve du côté de la situation, ce sera l’ordre de la connaissance, du cas où ce contrôle se trouve du côté du sujet (et de la représentation), ce sera alors l’ordre du savoir. Si les processus cognitifs relèvent de l’adaptation du sujet à la situation et de l’équilibration des structures cognitives, le savoir est de l’ordre de l’utilité des connaissances pour transformer les situations. On dira par exemple, que l’enjeu de toute dévolution didactique est d’instaurer, pour l’élève, un rapport de savoir à la situation.

Ainsi, la thèse développée dans cet essai théorique est que l’ordre de la connaissance n’est pas identique à l’ordre du savoir. Je montre ensuite comment la définition adoptée mène au concept de transposition des savoirs, puis comment toute entreprise d’étude de la connaissance procède aussi d’une transposition de savoirs. Je décris les rapports entre savoir et connaissance, puis la transposition des savoirs et enfin la transposition didactique. Je m’arrête à l’orée d’une nouvelle distinction ; celle qui, voyant au delà de la situation une institution, sépare savoir et savoir institué. Mais de ce savoir là, il en a déjà beaucoup été question dans le dernier numéro de RDM (n°12/1).

Abstract

In my thesis, I had shown that pupils could be agent in the didactical transposition (throw regulations in classroom), then it was important to better understand the relations between didactical and cognitive facts. I think that he joint point lies in the concept of situation, and just at this level. In 1942, H. Wallon wrote : « The object of psychology can be, instead of individual, a situation ». But if we decide to take in account not only the subject but also the situation, we are obliged to define the relations between both. It is a truism to say that this particuliar object, which is knowledge, is a matter of interaction between a subject and a situation. Following J. Piaget, we can consider that the activity of the subject is central, while he is the agent structuring the situation. Nevertheless, we know that a situation can induct and channel the knowledge of a subject, and that this property just permits the teaching processs. So the psychological perspective does not give a sufficient answer for who is interested by didactic. For this reason, I propose that one shoud distinguish between two cases. First one, the case in which the control of the relation between subject and situation lies in side of the situation, it will be the order of knowing (connaissance). Second case, in which this control lies in side of the subject (and the representation), it will be the order of knowledge (savoir). If the cognitive processes are relevant of the adaptation, and the equilibration of cognitive structures, the knowledge (savoir) is ordered by usefulness in transforming situations. I shall say, for example, that the purpose of didactical devolution is to put the control of subject/situation interaction in the side of pupil.

So the thesis of this essai is that the order of cognition (connaissance) is not identical to the order of knowledge (savoir). Than I show how this distinction leads us to the concept of transposition of knowledge, and also how every investigation about cognition starts from a transposition of knowledge. I describe the relations between knowing (connaissance) and knowledge (savoir), than the transposition of knowledge, and finally the didactical transposition. I stop my text just before a new distinction. Some didacticians, seeing the institutions beyond the situations, make difference between knowledge (savoir) and institued knowledge. But, it was already much question of that sort of knowlege in the last issue of RDM (n°12/1).

Resumen

En mi tesis yo he mostrado que los alumnos pueden ser agentes en el proceso de transposición didáctica (interviendo en el complejo juego de la regulación de la classe). De aqui la importancia de bien comprender las relaciones entre el conocimiento y lo didáctico. Yo penso que la articulación se encuentra en el concepto de situación y justamente a ese nivel. En 1942 H. Wallon decia ya que. « El objecto de la psicologia puede ser tanto un individuo como una situación ». Pero si queremos considerar ambos a la vez, debemos définir las relaciones exitente entre ellos. El objeto particular de la psicologia, que es el conocimiento, concierne estrechamente la interacción entre sujeto y situación. Selon J. Piaget la actividad del sujeto se haya en el centro de dicha interacción, ya que es a través de esta que la situación es estructurada. Sin embargo una situación puede inducir y canalizar el conocimiento de un sujeto y es sobre este hecho que se basa justamente la enseñanza. La perspectiva psicológica no aporta una respuesta suficiente a la persona que se interesa a la didáctica. Por ello, yo propongo que se haga la diferencia entre dos posiciones. En la primera, el control de la relación sujeto/situación se ejerce desde el angulo de la situación, con la cual nos situamos en el esfera del conocimiento. En la segunda, el control de dicha relación se ejerce desde el angulo del sujeto (y de la representación), con lo que nos situamos en el esfera del saber. Si los procesos cognitivos se refieren a la adaptación del sujeto a la situación y a la reequilibración de las structuras cognitivas, el saber se refiere a la utilitad de los conocimientos para la transformación de las situaciones. Por ejemplo, lo que esta en juego en toda devolución didáctica es que el control de la interacción sujeto/situación se encuentre en manos del alumno.

A lo largo de este articulo yo desarollo la tesis que la esfera del conocimiento no es identica a la esfera del saber. Yo demuestro como de la definición adoptada se deduce el concepto de la transposición del saber y como todo estudio del conocimiento procede tambien de una transposición del saber. Yo describo las relaciones entre saber y conocimiento, la transposición del saber, y finalmente la transposición didáctica. Mi texto acaba justo a la frontera de una nueva distinción, aquella que, percibiendo mas allá de la situación una institución separa saber y saber instucionalizado. Pero dicha cuestión ha sido ya abordada en el ultimo numero de RDM (n°12/1).

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- 01. Revue RDM - Volume 12 - Résumés - RDM Vol. 12/2.3

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